Anthologie de la Poésie pour François - Poetry Anthology for François /Le Pont Mirabeau - Apollinaire







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Le Pont Mirabeau










Lecture du poème











Explication du poème Parie 1











Explication du poème Parie 2






Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Et nos amours

Faut-il qu'il m'en souvienne

La joie venait toujours après la peine



Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face

Tandis que sous

Le pont de nos bras passe

Des éternels regards l'onde si lasse





Bài thơ le Pont Mirabeau qua chính giọng đọc của tác giả Thi sĩ Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)




Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure

L'amour s'en va comme cette eau courante

L'amour s'en va

Comme la vie est lente

Et comme l'Espérance est violente



Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines

Ni temps passé

Ni les amours reviennent

Sous le pont Mirabeau coule la Seine



Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure



(Alcools - Guillaume Apollinaire)












Cầu Mirabeau







Nước hằng trôi dạt dưới chân cầu

Nhớ chăng tình ta hỡi Sông Seine !

Seine ơi giữ trọn niềm vui lớn

Âm vọng buồn vơi.. .. kiếp bể dâu



* * *



Đêm theo đêm ngày lại tiếp ngày

Tháng đi mãi đứng chờ buồn đây

Dưới cầu vòng tay đan quyện nhau

Ánh mắt giao thoa tay đan tay

Mắt nhìn đắm đuối tận nghìn sau










Đêm xuôi ngày dạt Thời gian qua

Chiều đi vẫn mãi nhớ xót xa

Seine trôi nhẹ cuốn tình tan lỡ

Đại mộng mênh mông trời bao la







Chuỗi ngày cộng đêm cấp số nhân

Con nuớc Seine cuốn tình âm thầm

Tồn sinh đây dòng đời trôi mãi

Sóng gợn bên cầu đâu cố nhân ?



* * *



Dòng nước lặng chảy lạnh lùng

Ngày phôi phai Thời gian trôi mãi

Dưới cầu Seine lững lờ não nùng .. ..

Người tình ơi một tấm lòng chung !



* * *



Điểm giờ đêm chuyển ngày tàn

Cô liêu hiu hắt gió thu san

Ngày qua tháng dạt ta còn đấy

Dưới cầu Sông Seine tình chưa tan !



Mùa Thu Chia ly 1990

Bản tiếng Việt do Nguyễn hữu Viện chuyển ngữ

















Cầu Mirabeau







Dưới Cầu Mirabeau dòng Sông Seine và

Tình yêu chúng mình êm đềm trôi

Chàng nhớ lại chuyện tình xa xôi

Chuyện ngày xưa chúng mình gợi gì đâu đấy

Niềm vui lại trở về sau niềm đau

Hãy để màn đêm rơi và Thời gian réo gọi nhau



Ngày tháng trôi dạt xa rồi ta vẫn mãi đợi nơi đây

Tay cầm tay nắm tay chúng mình đứng yên mặt nhìn nhau

Ngay khoảnh khắc dưới chân nhịp cầu

Khép bằng đôi cánh tay đan chéo

chảy trôi trôi-đi-nhẹ-nhàng-bất-tận-thiên-thu

ánh mắt nhìn đắm đuối trôi theo nhịp sóng vỗ trong veo..

Hãy để màn đêm buông rơi và Thời gian chuông điểm gọi











Ngày tháng trôi qua đi ta vẫn tồn hiện chờ nơi đây lẻ loi

Tình yêu dạt trôi như dòng nước động cuốn đi về biển rộng

Tất cả cuộc tình giã từ trôi chảy về xa

Ôi dòng đời êm đềm dạt trôi ngang đời ta

Hỡi mộng ước tình yêu bạo tàn hơn bạo động

Chỉ có Tình yêu cảm thức và cảm nhận

Hãy để màn đêm buông rơi điểm chuông gọi hồn ngày hấp hối



Thời Gian trôi qua ngang đời ta vẫn hiện hữu nơi đây đơn côi

Tháng ngày dạt trôi vô vọng vượt khỏi tầm tay cảm thức và suy cảm

Thời gian Quá khứ không bao giờ trở lại

Ngay cả không màng trở lại

Tình yêu Chúng mình bập bùng cháy lại như núi lửa xưa

Dưới Cầu Miệc Bố nơi dòng Sông Seine nhẹ nhàng

êm đềm trôi



Hãy để màn đêm buông rơi điểm chuông gọi hồn ngày hấp hối

Thời Gian trôi qua ngang đời, ta vẫn hiện hữu cô đơn nơi đây đơn côi



Mùa Đông Paris 1988

Bản tiếng Việt do Nguyễn hữu Viện chuyển ngữ















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Le Pont Mirabeau - Apollinaire







Biographie de l'auteur :



Wilheim Apollinaire de Kostrowitzky naît à Rome en 1880. Il a aussi bien une grande culture artistique que littéraire. Son 1er travail est d'être précepteur d'une jeune aristocrate en Rhénanie (des poèmes s'appelleront Rhénane). En 1907, il s'établit à Paris. Ce sera un ami très proche de Picasso.

Il aura une liaison avec Marie Laurencin (une peintre), avec laquelle il vivra jusqu'en 1912. Il est mobilisé en 1914, blessé en 1916, trépané. Il est mort tragiquement de la grippe espagnole en 1918 alors qu'il venait juste de se marier.



1. Introduction :

Le poème "Le Pont Mirabeau" est un extrait du recueil Alcools paru en 1913. L'auteur y fait allusion à sa rupture avec Marie Laurencin et au-delà évoque la fuite du temps semblable à l'eau qui s'en va.

2. Lecture du texte :



Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Et nos amours

Faut-il qu'il m'en souvienne

La joie venait toujours après la peine



Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure



Les mains dans les mains restons face à face

Tandis que sous

Le pont de nos bras passe

Des éternels regards l'onde si lasse



Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure



L'amour s'en va comme cette eau courante

L'amour s'en va

Comme la vie est lente

Et comme l'Espérance est violente



Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure



Passent les jours et passent les semaines

Ni temps passé

Ni les amours reviennent

Sous le pont Mirabeau coule la Seine



Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure



"Le Pont Mirabeau"

Apollinaire, Alcools (1912)



pont_mirabeau.jpg
Le Pont Mirabeau



3. Plan du texte :



1ère strophe : le lieu évocateur de l'amour. C'est le Pont Mirabeau de Paris qui le fait se souvenir.

2ème strophe : la plongée dans le passé. C'est le rappel de sa liaison.

3ème strophe : la fuite de l'amour.

4ème strophe : la fuite du temps.

La Seine rappelle au poète son amour perdu.



4. Lecture méthodique



1.LA FORME POETIQUE.



a. 4 quatrains et refrain sous forme de distique (2 petit vers qui reviennent toujours) Forme:10/4/6/10.

b. Refrain : vers impaires, heptasyllabes (élément essentiel de la musicalité depuis Verlaine)

c. 1er vers repris a la fin = circularité du poème.

d. Nombreuses répétition dont le refrain donne une impression de monotonie, de plainte, et rapproche ce texte d'une complainte.











2.L'AMBIGUITE DU TEXTE.



a. Vient de l'absence de ponctuation et du décasyllabe qui ne permet pas d'imposer un sens au texte, ce qui provoque plusieurs lecture.

b. ambiguïté du temps: dominant = présent de vérité général et de méditation. Present du subjonctif exprime un souhait.



3.ECOULEMENT DE L'EAU ET DE L'AMOUR.



1)a. l'eau = élément habituel du poème lyrique pour exprimer la fuite du temps. Elle est nommé, c'est la Seine.

b. Vbs de mouvement(:"passe", "coule", "s'en va"...) présents à toutes les strophes.

c. Répétitions, anaphore "ni".

2) expression de l'amour achevé, nostalgie, sentiments.

3) Immobilité du poème avec le pont statique, et le poète figé par sa douleur "je demeure".



6. Conclusion



On a un poème original qui reprend des termes conventionnels dans une structure où les termes, les sonorité et la dispositions des mots forment des correspondances. Seule la peine de l'auteur semble demeurer face au temps qui passe



Apollinaire, Alcools (1913)



Le Pont Mirabeau



Explication



Ce poème appartient - avec " Zone ", " Marie ", " Corps de chasse " et " Le voyageur " au " cycle de Marie ", le peintre Marie Laurencin aimée en 1907.

L'auteur est ami de Picasso (qui lui a fait connaître Marie) et de Max Jacob depuis 1904. La critique d'art et l'esthétique cubiste influencent l'auteur dans son expression poétique de thèmes d'amour lancinant et malheureux.

Aussi, les poèmes inspirés par Marie - de 1907 à 1912 - n'expriment pas directement et explicitement cette douleur d'amour, mais une profonde tristesse y est décelable. Le lieu que représente le pont Mirabeau de Paris est sur l'itinéraire du poète vers le quartier d'Auteuil où habitait Marie Laurencin.

4 strophes - " un tout qui se referme en un mouvement tournant " - de 3 décasyllabes dont le deuxième a été séparé en 2 vers, l'un de 4 syllabes, l'autre de 6, ce qui crée un effet particulier de rythme lent et languissant, accentué par les deux heptasyllabes du refrain.



1. Le mouvement du poème



Strophe 1 : L'absence de ponctuation donne à " Et nos amours " une dominance ambiguë : est-ce le sujet de " coule " - comme " la Seine ", ou bien le complément de " souvienne " ? Le souvenir revêt l'image du fleuve qui coule sous un pont : Peine et joie alternent dans un " doute " lancinant créé par l'interrogation ou l'exclamation du modal " Faut-il " suivi du subjonctif présent.



Strophe 2 : Les mains du poète forment un pont avec celles de sa bien-aimée, leurs regards aussi " face à face ". C'est le souhait de stabilité et de fidélité que formule le poète avec l'impératif " restons ", tandis que continue à s'écouler l'onde " lasse " d'être sans cesse regardée : effet d'opposition entre le mouvement du fleuve qui passe avec lassitude et les amants qui s'aiment et qui espèrent sans se lasser.



Strophe 3 : La répétition de " L'amour s'en va " intensifie la perception fugitive et négative de l'amour, ce qui précise l'impression de douleur que donne le rythme particulier du poème. Cadence hésitante, heurtée : " cette eau courante " et " la vie est lente " créent un effet d'opposition de rythme, l'une rapide, l'autre lente. D'autre part, " vie est lente " et " violente " créent une équivoque en rimant sur plusieurs syllabes et mettent en relief " l'Espérance ". La force optimiste que ce mot suggère l'emporte sur la destinée éphémère de l'amour.



Strophe 4 : Le dernier vers répète le premier vers du poème, évoque l'image du pont immobile et crée un effet de boucle qui se referme sur le début. Le temps passe dans le rythme de l'eau qui coule et, comme elle, il ne revient pas ainsi que l'amour heureux. La conjonction de négation " Ni ", répétée 2 fois martèle le sentiment de désespoir que provoque le destin irréversible du non-retour.



Les rimes féminines de chaque strophe (vers 1-3-4) embrassent l'unique rime masculine (vers 2) comme l'eau et l'éternité englobent, noient la vie d'un individu. Mais c'est la répétitivité des sonorités (- ou -, - on -, -i-, - a -, -o-, -è-) qui crée une tristesse belle et profonde, suggestive d'une douleur qui dépasse celle de la déception amoureuse pour atteindre un accent incantatoire. Celui-ci soulève les questions fondamentales de l'existence et du temps qui passe et nous dépasse.

Le refrain : Les 2 vers des 7 syllabes du refrain étonnent par l'irrégularité de leur rythme par rapport à celui des strophes et par le sens d'incantation à la mort qu'ils évoquent en même temps qu'une solennité de la présence du poète conscient : " je demeure ".



2. L'expression de l'amour déçu



C'est la qualité particulière du rythme et des sonorités choisies qui donne son accent unique à l'expression de cette peine d'amour.

Un rythme lent, interrompu avec précaution de douces accélérations, exprime comme dans une valse-hésitation, les mouvements diffus d'un cœur qui saigne en silence. Les dix syllabes de la majorité des vers instaurent un rythme de respiration que les vers 2 et 3 de chaque strophe cassent pour créer le souffle légèrement haletant de la douleur endurée.

e rythme inattendu du refrain crée ce même effet de cassure : 7 pieds forcément découpés en 4 et 3 à cause du sens ; les 4 pieds de " Vienne la nuit " reprennent les 4 pieds de " Et nos amours ", " L'amour s'en va ", " Ni temps passé " pour donner à la douleur un ton léger, comme pour la rendre plus supportable. Au contraire, à l'enjambement des vers 2 et 3 de la 2nde strophe, l'effet de cassure n'est pas sensible à l'oreille, comme si " Le pont de nos bras " (nos mains jointes) pouvait réparer, guérir la déchirure évoquée.

Mais pour l'œil, l'effet de rupture demeure :

" Tandis que sous

Le pont de nos bras passe "

Deux types de rythmes différents se répondent : celui de la Seine qui coule lentement et celui de "l'heure " qui " sonne " comme un glas. Mais les deux sont tout aussi puissants, majestueux et doués d'une force et d'un poids qui dépassent le poète solitaire. Aussi, ces deux éléments porteurs des deux rythmes majeurs du poème, sont ils susceptibles de dépasser, envahir, noyer la douleur du poète à moins qu'ils soient à même d'en représenter les ravages.



Les sonorités - très particulières aussi - sont incluses dans ces effets de rythme. Les sons liquides (L- M- N) englobent les rares consonnes sifflantes (S) et fricatives (R-F) comme une eau très froide ou très chaude peut calmer une douleur, comme un bruit assourdissant peut distraire un moment d'une pensée triste, comme un torrent, un orage, ou une tempête en mer peuvent momentanément faire oublier sa peine. Le son et le sens de " Seine " appellent ceux de " souvienne ", " peine ", " Vienne ", " reviennent ", " semaines " dans un mouvement de flux et de reflux comme la peine du cœur que le poète ressasse sans pouvoir l'oublier.



Le martèlement du subjonctif présent de souhait " Vienne ", privé de sa conjonction " que ", comme pour laisser venir la nuit apaiser avec douceur le mal que ressent le poète, frappe 4 fois au début des 4 refrains comme les coups sourds d'un cœur que l'on sent battre sous sa poitrine ou comme le glas qui " sonne l'heure "et qui provoque un frisson quand on l'entend de loin.



Le son et le sens de " coule " donnent aux mots en [ou] le mouvement continu de l'éphémère et de l'inéluctable : " amours ", " jours ", " souvienne ", "Sous le pont ". " Les jours " marquent à chaque refrain le retour quotidien d'une douleur morale qui perdure, qui, en même temps que la conscience du poète, " demeure ". La répétition de " Passent " reprend celle de " face à face ", dénonçant la fragilité et la brièveté d'une liaison amoureuse dans le temps qui passe.



" L'Espérance ", transformée en nom propre par la graphie de la majuscule, demeure le seul moment optimiste d'une poésie qui est toute désespérance. Sa qualification exclamative de " violente " révèle la violence de la douleur sourde et " lente " que vit et écrit Apollinaire.



" Le Pont Mirabeau " est considéré comme un chef-d'œuvre de la poésie du siècle en raison de sa rigueur et de sa tenue toutes classiques pour exprimer un rythme et un mouvement d'une teneur tout à fait innovante. Les innovations audacieuses qui y sont opérées - l'absence de ponctuation et la " rupture " graphique du décasyllabe - le mettent au rang des œuvres phares de la poésie moderne.



LE PONT MIRABEAU [Apollinaire 1912]



Alcools, dont le titre primitif était eau de vie est paru en 1913.Notre poème est le second du recueil. Il date de 1912, époque de la rupture avec Marie Laurencin ; Le pont Mirabeau a pour cadre Paris comme la Zone qui le précède. Et il est suivi par la chanson du mal-aimé qui traite aussi du thème de la rupture amoureuse.

Ami des peintres Derain et Picasso, apollinaire est sensible à la nouvelle esthétique cubiste. C'est cette modernité que l'on retrouve dans nos vers inscrits pourtant dans la tradition de la poésie amoureuse. C ‘est un poème de l'ambivalence : ancien et nouveau , un chant de la rupture, un poème qui possède la fluidité de l'eau et la fixité de la pierre.



I UN POEME ANCIEN ET NOUVEAU



1)ancien

-Apollinaire a choisi le grand vers lyrique : le décasyllabe. Chaque strophe se compose de trois vers aux rimes féminines suivies qui auraient du former un tercet.

-L'ensemble est composé comme une chanson avec son refrain sur l'amour malheureux et la fuite du temps.

-Le sujet (l'amour) est traditionnel.

-Certaines tournures présentent des formes archaïques «Faut-il qu'il m'en souvienne », « nos amours ». On peut remarquer l'ambiguïté du subjonctif « Vienne la nuit » qui peut correspondre soit à un souhait (que vienne l'heure du RDV) soit à une opposition (bien que l'heure vienne, je suis seul).

Cette ambivalence des mots et des constructions fait basculer le poème vers la modernité.



2)moderne



-Le grand vers lyrique est rompu, brisé en deux (4+6), ce qui donne une rime masculine isolée, comme le poète. Le vers est à l'image de la rupture amoureuse.

-L'absence de ponctuation favorise la fluidité du poème et son ambiguïté en multipliant les sens possibles.

-Un calembour est composé par la diérèse vi-o-lente = vie-eau-lente et évoque la lenteur de la vie qui passe.

-« Comme », lui-même a plusieurs valeurs : adv. exclamatif, conj. de cause, temps, comparaison.

Nous allons voir que le même jeu suggère à la fois un temps immobile et circulaire, éternel et passager.



II LE TEMPS, L'EAU, LE PONT



1)Un présent éternel

-« Sous le pont Mirabeau coule la Seine » : Vérité générale, présent immuable.

-Certains adverbes renforcent cette éternité : « toujours » ; les deux négations « Ni temps passé ni les amours reviennent » jouent le même rôle. Rien ne reviens, tout s'échappe. Enfin nous avons les « éternels regards ».



2)Le temps cyclique



-Le dernier vers et le premiers sont les mêmes : ils forment une boucle.

-Le refrain revient après chaque strophe et évoque le retour des heures.

-La temporalité est circulaire. Elle emprisonne le poète sur le pont pendant que l'heure tourne et que le fleuve coule.

« Je demeure » = je reste/réside/meurs.



3)Le pont



-L'amour s ‘en va comme l'eau courante, comme la vie, et les allitérations en –l- la font couler plus vite. « des éternels regards l'onde si lasse ».

-La répétition des mots, des verbes de mouvement souligne ce flot continu.

-Seul le pont est immobile et le poète le fixe dans son vers.

-La construction est solide, à partir de formules fixes et symétriques (cf. vers 7). L'impératif « restons » durcit encore le vers.

-Ils se font face. Ils renvoient à tous les couples qui voudraient fixer les moments heureux .

« comme l'espérance est violente », comme elle est forte : On ne renonce jamais à espérer. On tente de fixer le temps dans le poème et la mémoire.

Le poème assimile la fuite de l'eau à celle du temps et donc à la perte de l'amour.

La Seine devient le symbole des amours qui passent le pont celui de la fidélité du poète, immobile et solitaire entre deux rives. Son poème ainsi fait le pont entre présent et passé, entre la vie et l'éternité.



Apollinaire : Alcools : Le Pont Mirabeau



Voici des informations sur l‘analyse à laquelle vous allez accéder : Commentaire sur "Le pont Mirabeau" d'Apollinaire (Alcools, 1913)

Commentaire composé sur le poème 'Le pont Mirabeau' de Guillaume Apollinaire. Ce poème, tiré du recueil "Alcools", fut publié en 1913. Ce commentaire de texte a été rédigé par un professeur de français ; le commentaire analytique comporte une analyse détaillée des thèmes et particularités du poème (cfr ci-dessous pour le plan).

Extrait de l'analyse du poème 'Le Pont Mirabeau' :

Guillaume Apollinaire (1880-1918) est l'un des poètes français majeurs du début du XXème siècle. En 1913 est publié son recueil Alcools, dont est tiré le poème étudié.

Le pont Mirabeau est directement inspiré de sa propre vie, puisqu'il s'agit du pont sur lequel passait l'écrivain à chacun de ses retours de chez Marie Laurencin, une peintre avec qui il a entretenu une liaison.

Plan de l'analyse du "Pont Mirabeau" d'Apollinaire :

I/ Le poète, entre passé et présent

1/ Regret de l'amour passé

2/ Se souvenir

3/ Le poète dans le présent

II/ La lenteur du temps qui passe

1/ L'irréversible écoulement du temps

2/ L'importance du cycle

III/ Le déchirement du poète

1/Entre rupture et continuité

2/ Entre nostalgie et impatience







Analyse du poème « Le Pont Mirabeau »



Le poète Guillaume Apollinaire est né 26 août 1880 à Rome, le premier fils d'une mère célibataire, Angélique-Alexandrine de Kostrowitzky et, selon les légendes, un aristocrate italien. Il a déménagé à Paris avec sa famille et est devenu bien connu parmi les groupes artistiques à la fin du XIXe siècle et au commencement du Xxème avant l'irruption de la Première Guerre mondiale. Il était ami avec les peintres cubistes et les écrivains parnassiens, comme Pablo Picasso et André Salmon. Il a combattu dans la guerre et été blessé sévèrement en 1916. Après il est retourné comme un malade, il a commencé à écrire encore, produisant la pièce de théâtre fameux « Les Mamelles de Tirésias » en 1917. Durant l'épidémie de la grippe en 1918, il est tombé malade et s'affaiblissait de la blessure à sa tête, il est mort.

De son premier recueil que le public a accueilli chaudement provient le poème célèbre « Le Pont Mirabeau », publié en 1913. Cette oeuvre porte le nom d'« Alcools » et il s'agit des thèmes des élégies, des contes, de l'érotisme et les drames. Le poème est un petit extrait de l'oeuvre entière, composée de vingt-quatre lignes en quatre quatrains et quatre distiques qui alternent. Dans chaque strophe, les rimes sont suffisantes, et à exception de la deuxième ligne des quatrains, toutes les formes des rimes sont féminines. Bien que ces quatre courtes lignes masculines ne riment pas l'un avec l'autre, elles possèdent une caractéristique qui les fait aussi rythmique que le reste : elles créent une pause brève parce qu'elles n'ont que quatre syllabes. Dans les troisièmes lignes, le rythme décasyllabique est rempli par les six syllabes suivantes, tandis que les premières et quatrièmes lignes des quatrains restent pleines.



Plusieurs critiques prétendent que ce poème révèle en particulier les émotions du poète, après l'artiste Marie Laurencin a terminé leurs relations, à cause de la jalousie d'Apollinaire. Puisqu'on sait qu'elle l'a quitté l'année avant le poème parut, on peut tirer d'en une analyse biographique. Les mots indiquent non seulement le sens d'abandon qu'on éprouve, mais aussi une réflexion de la sagesse qu'on acquiert après la perte d'amour. Donc, le poète est une figure omniprésente dans les vers, tout en s'attardant comme s'il n'était plus que l'ombre de lui-même. Pendant qu'il se rappelle les jours passés, les jours quand il marchait sous le pont avec son amour, il projette directement à son lecteur une image centrale, les deux individus qui s'aimaient jadis. Ces personnages auxquels le public peut s'identifier se relaient avec l'auteur pour exprimer leurs acceptations et lamentations des changements de la vie.



En employant les deux symboles de l'eau et le pont, Apollinaire mets en valeur l'idée qu'en dépit du fait que quelques des choses les plus précieuses à nous ne changent jamais, tel quel une croyance dans la puissance de l'amour, quelquefois, nos conceptions de ces choses peuvent mûrir. Ce qui est ironique de son choix des symboles, c'est que l'eau est un élément vivant, alors que l'acier est un élément fixé, solide et - on peut dire - mort. Tant que les amours sont à proximité de ces deux éléments, l'ironie résout en l'expression de leurs émotions. Le lecteur peut imaginer que l'ambiance romantique de l'« eau courante » inspire les amours de se réunir leurs mains comme preuve de leur engagement total à la transcendance qu'ils se sentent. Par la suite, ils ne maintiennent pas ce pont entre eux, et tous les souvenirs sont emportés par la Seine. La seule personne qui commémore l'événement est le conteur, le poète.







Après une lecture hâtive ces pensées tristes d'Apollinaire, ce qui est intéressant à moi de ce recueil des poèmes, c'est que l'auteur n'utilisait pas la ponctuation. Un choix stylistique, l'absence des marqueurs ou des pauses où le lecteur voit qu'on doit respirer confortent le but du poème. Il n'y a qu'aucune finalité, même à la ligne dernière, juste comme on ne sait jamais quand on trouvera ce qu'on cherche dans la vie, on ne sait jamais quand on pourrait perdre tout.



Sous Le pont Mirabeau.

Même si le mouvement surréalisme n'existe nommément que vers 1917, par la propre analyse d'apollinaire. Il est notable que dans cette œuvre l'auteur fait face à la contrainte pour libérer l'élan créatif. L'absence de ponctuation est en sois une affirmation de la paternité intellectuelle, et de ce fait inaliénable face à la machine de production littéraire. « Être un absolu créateur ! » .



L'erreur à la lecture de ce texte serait de supposer une hypothétique identification pseudo romantique entre l'auteur et le pont ! Il semble spectateur de ce qui matérialise sa pensée, le statisme enjambe la fuite, c'est un dessin qui à une analogie et qu'il traduit en de nombreux points dans l'œuvre, que l'on pourrait éventuellement résumer par la statique condition de l' « être » face à l'immatérialité, du temps et de ses flux sentimentaux. Ainsi trouverons-nous la notion d'aller et retour sur sa vie, vienne, reviennent, coule, s'en va, restons, passe, s'en vont, je demeure.



Outre l'amour perdu, qui inévitablement n'aura échappé à personne, si la lecture de la douleur profonde « l'amour s'en va » englobe l'atmosphère générale, en réalité, il n'y a qu'un seul vers qui traite véritablement de sa douleur. « Et comme l'Espérance est violente » ce vers lie deux mots aussi puissant d'évocations et de contraire (OXYMORE) donne toute la mesure du lendemain et de sa torture.



Je ne saisis pas en quoi le vers

« Et comme l'Espérance est violente »

est un oxymore ? Qu'y a-t-il de contradictoire entre l'espérance et la violence ? l'Espérance (une des trois vertus théologales, vu la majuscule) est la plus violente des trois (les deux autres étant la Foi et la Charité : la Foi est absolue, la Charité n'est certainement pas violente)



Apollinaire, Alcools, Le Pont Mirabeau



En entrant 'Sous le pont Mirabeau dans le moteur de recherche de ce site (la fenêtre en haut à gauche), j'ai trouvé ces liens.

Peut-être tu y trouveras ton bonheur.

Pour moi:

Passage d'eau

Passage d'amour

Passage de temps

Nous=>Je

Je n'en suis pas mort

Peine=>Joie

Espérance



La moralité moderne veut que l'on accepte les normes de son époque. Qu'un homme cultivé puisse les accepter me semble la pire des immoralités. (O. Wilde)



Apollinaire : Le pont Mirabeau



Apollinaire, célèbre poète du XXème siècle, autour du recueil Alcools publié en 1913 : chaque poème est inspiré par une page parfois douloureuse de sa vie (Alcools = ivresse poétique mais aussi saveur amère de l'alcool et par extension de la vie). Le poème part de la vie d'Apollinaire, publié en 1912. Le pont Mirabeau par lequel Apollinaire passait quand il revenait de chez Marie Laurencin, peintre avec qui il a eu une longue liaison. Le fleuve est associé aux souvenirs de cet amour, la Seine sa confidente. Ce poème est une méditation sur l'amour et le temps qui passe, comme si la fleur reflétait le destin d'Apollinaire...



Résumé



Une lecture méthodique du "Pont Mirabeau" d'Alcools d'Apollinaire. Commentaire sous forme de tableau précédé du poème en lui-même. Un document idéal dans le cadre des révisions du baccalauréat de français ou pour rédiger une analyse plus détaillée sur le texte.

Plan du commentaire:

I) La fuite du temps

A. Un passage irréversible

B. Le pont et le poète face au temps

II) Un poème de l'instant entre passé et avenir

A. Le souvenir nostalgique des amours terminées

B. Lucidité et espérance

http://www.frenchtoday.com/poem-analysis-reading/poem-le-pont-mirabeau-apollinaire Legend has it that this poem was inspired by the rupture between Apollinaire and the female painter Marie Laurencin, because he had to cross the Mirabeau bridge to go see her. In an ultra modern form, with short verses, a refrain that repeats throughout the poem like a song, and without punctuation, the poem speaks of the classic themes of the fatality of passing time and the pain of love.



Full transcriptpoetry transcriptFrench transcripts and English translations of the whole recording are available in our store, and make a great learning tool. Please support our efforts and buy our products or make a donation. Merci.







2- Translation



Under the Mirabeau bridge flows the Seine

And our loves

Must I remember them

Joy always followed pain



The night falls and the hours ring

The days go away I remain



Hand in hand let us stay face to face

While underneath the bridge

Of our arms passes

The water tired of the eternal looks



The night falls and the hours ring

The days go away I remain



Love goes away like this flowing water

Love goes away

Life is so slow

And hope is so violent



The night falls and the hours ring

The days go away I remain



Days pass by and weeks pass by

Neither past time

Nor past loves will return

Under the Mirabeau bridge flows the Seine



The night falls and the hours ring

The days go away I remain














2- Translation





Under the Mirabeau bridge flows the Seine
And our loves
Must I remember them
Joy always followed pain

The night falls and the hours ring
The days go away I remain

Hand in hand let us stay face to face
While underneath the bridge
Of our arms passes
The water tired of the eternal looks

The night falls and the hours ring
The days go away I remain

Love goes away like this flowing water
Love goes away
Life is so slow
And hope is so violent

The night falls and the hours ring
The days go away I remain

Days pass by and weeks pass by
Neither past time
Nor past loves will return
Under the Mirabeau bridge flows the Seine

The night falls and the hours ring
The days go away I remain


apollinaire.jpg
Guillaume Apollinaire


laurencin.jpg
Marie Laurencin


3- Additionnal vocabulary

le bouche à oreille : word of mouth
se faire comprendre : to be understood
je verrai ce que je peux faire : I'll see what I can do
L'infanterie ; infantry
Les tranchées ; trenches
La grippe espagnole ; the influenza
Un chef d'oeuvre ; a master piece
dérisoire ; ridiculous, useless
Depuis le souvenir ; from the memory
Le refus ; the refusal
La paix ; peace
Évoluer ; to evolve
tel ; as, like
renoue ; (renouer) to join again - comes from making a knot.
Il nous livre ; he delivers to us (livrer)


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Papa prépare pour mon cher fils François





 
 
 
 


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